La légende raconte qu’au début du XVe siècle, sur la
route de Fielouse entre les Etangs du Redon et celui du Fournelet, une chasse étrange aurait permis la rencontre entre un gardian et un demi Dieu, un petit homme au bassin, aux jambes et aux
cornes de bouc, semblable au dieu grec Pan, qui aurait envouté le gardian …
La Bête du Vaccarès
c’est aussi le titre d’un livre devenu mytique pour tous les camarguais, écrit par un homme envouté par la camargue., Joseph D’arbaud.
Un poète est mort il y a 60 ans, et sa poésie est inscrite aujourd’hui dans la pierre, dans les roseaux et dans le cœur des hommes qui continuent à faire la Camargue.
Mes z’amis, je vous propose au départ des Saintes Maries de la Mer, de partir à la découverte du
plus vaste étang de la camargue, 6500 ha.. Vaccarès ....Son nom aurait pour
origine les très nombreuses vaches sauvages qui paissaient en manades sur ses bords.
Surnommé la Grand Mar , il est entouré par le Petit Rhône, le Grand Rhône et la mer. C'est un lieu important de repos et d'alimentation pour les oiseaux migrateurs, et un lieu de vie pour les flamants roses. La baignade y est interdite tandis que la pratique de la pêche demeure restreinte
Territoire changeant et attirant, on aime profiter de ses multiples
facettes, sombre et envoûtant balayé par les vents froids d'hiver, plein de promesses et de gaieté quand revient le printemps, sensuel et lumineux par les chaudes journées d'été, chaleureux et
calme quand doucement l'automne s'annonce...
Le récit de D’Arbaud est lancinant, magique.
Et si la bête était toujours là ?
qui peut dire combien de temps vit un tel personnage...
clic video
«Cette terre est la dernière où j’ai trouvé un peu de paix et cette solitude sacrée à travers laquelle, jadis, je me plaisais à exercer ma jeune force, quand je régnais, maître du silence et de l’heure, maître du chant innombrable qui aux étoiles, des insectes de la plaine , monte, s’échange et se diffuse dans les gouffres de l’immensité.
Ici, à travers ces vases salées, coupées d’étangs, et de plages sablonneuses, en écoutant les beuglements des taureaux et le cri de tes étalons sauvages, en regardant, tapi, le jour, à l’horizon, trembler les voiles du mirage sur la terre chaude, en regardant, la nuit, danser sur les eaux de la mer la lune étincelante et nue, j’ai connu quelque temps ce qui, pour moi, peut ressembler au bonheur. »
La Bête du Vaccarès, Joseph d’Arbaud